Les postulats et concepts de départ : construction des convictions actuelles
L’information peut constituer un « outil de développement »
L’usage social se trouve également dans la façon de produire et de partager l’information
Le besoin se fait ressentir d’un type d’information différente du journalisme (rarement on permet à l’interviewé de relire), de la recherche classique (avec son appareillage de notes de bas de page) et de la communication institutionnelle (souvent langue de bois) ; d’autres sources, d’autres rédacteurs, d’autres outils peuvent être trouvés : une autre éthique de production
Les TIC et l’appui technique sont à la fois un nouvel outil au service de l’éducation populaire et une transformation des pratiques professionnelles
L’appui mutuel et la réciprocité des apprentissages sont nécessaires à l’ancrage des réseaux ; appui mutuel veut dire que pendant le déroulement d’un projet, l’animation d’un groupe, une action de formation ... il n’y a pas d’asymétrie obligatoire, mais apprentissage de part et d’autre par le fait de partager une expérience.
Il faut de la rigueur et du professionnalisme pour le milieu associatif et les causes qu’il défend
L’association peut être une « entreprise associative », un espace d’épanouissement professionnel et de création d’emploi
Pour autant, nous ne voulons pas être des intermédiaires de financement ni experts pour le Sud, pas non plus simples prestataires ni purs techniciens dans le Nord : nous voulons garder toujours une prise sur le terrain, garder un rôle citoyen.
Et puis, les années passant....
L’association est aussi un outil d’apprentissage de la vie associative. Et en tant que tel, l’acte de naissance ne suffit pas : il faut apprendre à « devenir une association »
Une association ne peut pas être toujours « neutre » ou uniquement « pro » : elle aborde ainsi des militances, des engagements, des alliances, des solidarités, ... et aussi des risques et des situations d’instabilité. L’indépendance a un prix.
Une société civile forte est un facteur clé de la démocratie : elle se nourrit de la présence d’initiatives diverses et en mouvement, et du respect que les autres acteurs (politique, administration, entreprise, syndicat) ont d’elles ; nous avons des outils puissants qui peuvent contribuer à ce travail, quand ils sont appropriés par les acteurs.
La construction d’espaces sociaux et de réseaux, c’est à notre portée et c’est forcément volontariste (un autre modèle de société)
Celui qui a la passion de l’accoucheur, tirant les leçons de ses expériences, peut aborder des objectifs et des sujets différents : accompagnement à l’écriture, capitalisation d’expériences, réflexion sur l’histoire de vie, sur le projet professionnel, accompagnement aux porteurs de projet, accouchement difficile des projets socio-économiques, jusqu’à la réflexion sur l’identité collective et le développement du capital social comme source de développement.
Le recueil d’informations et d’expériences, son organisation et analyse, sont des outils importants mais sous-utilisés pour la définition des politiques locales (publiques ou associatives) de développement local
Notre message est difficile à faire passer : pour cela, il a fallu souvent que nous soyons « auto-prescripteurs par conviction », « constructeurs d’une autre légitimité »... avant que des acteurs publics comprennent l’utilité de certaines de nos actions et produits.
La réciprocité, l’appui mutuel, le partenariat, l’idée de réseau, sont souvent durement mis à l’épreuve : des milieux concurrentiels, la consommation jetable (y compris chez certains financeurs), le manque de courage, l’instrumentalisation, le manque de pratiques de « construire ensemble »...
Il faut conquérir un statut pour l’appui technique : ni prestataire ni corvéable à merci dans sa gratuité, ni gadget ni merveille du monde...



Concepts et postulats
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